L’actualité politique est prédominante en cette semaine des festivités marquant la journée internationale de la femme au Tchad, du sport, du social, de la culture, etc.
Les journaux tchadiens se sont beaucoup focalisés sur la politique en s’intéressant à la rumeur du départ du Premier ministre, l’arrestation et la condamnation du député Gali Ngata Ngoté, a Sarh accusé de tentative de corruption et braconnage. La chute du gouvernement Nadingar II s’annonce! titre le bimensuel satirique d’information et de bandes dessinées. Le journal fait allusion au limogeage en cascade des ministres. La Voix écrit pour sa part qu’une rumeur cache toujours une vérité. Au courant de la semaine, la nouvelle de l’arrestation d’un député a été relayée par les journaux de la place. Relaxé pour braconnage, il est condamné pour corruption: Gali écope d’un an de prison ferme. Attaques et contrattaques sur l’arrestation du député, titre le quotidien Le Progrès dans sa parution du jeudi 8 mars 2012. Selon le confrère, c’est à son audience du mercredi 7 mars 2012, que le tribunal de Première instance de Sarh a déclaré le prévenu Gali Ngoté Gata coupable du délit de corruption et l’a condamné à un an d’emprisonnement ferme et 200 000 Fcfa d’amende ferme. L’agent forestier a, également, écopé de la même peine et de la même amende que le prévenu Gali Ngoté Gata. Le tribunal a, par contre, déclaré Gali non coupable du délit de braconnage. La lutte continue insiste-t-il, au téléphone. L’affaire Gali, tout comme l’affaire Kebzabo, sont de banales procédures judiciaires, comme il s’en ouvre, quotidiennement, des dizaines dans toutes les juridictions du pays, y compris à l’endroit de hauts responsables issus de la majorité. Prétendre le contraire n’est qu’une duperie ou, au mieux, une stratégie de défense, qui vaut ce qu’elle vaut, estime le garde des Sceaux Abdoulaye-Sabre Fadoul. L’Observateur fait ressortir les dessous d’une arrestation. Il souligne que l’arrestation de l’honorable Gali Gatta Ngoté ressemble à s’y méprendre à un règlement de compte et à une machination politique. Non coupable mais condamné! estime N’Djamena Bi-Hedo. Le journal conclu que de là à croire qu’une main invisible travaillerait à la perte de Gali demeure plus que défendable, c’est même portable. Cher phacochère, titre Le Temps.
La presse de la semaine du 05 mars
Toujours en politique, la première session ordinaire de l’année en cours de la troisième législature s’est ouverte, lundi 5 mars 2012. Un journal de la place informe que les députés de l’opposition se sont retirés de la séance solennelle dirigée par le président de l’Assemblée nationale, M. Haroun Kabadi et après leur sortie, la porte s’est refermée et l’ambiance s’adoucie. La session ordinaire était alors consacrée à l’examen des projets de loi qui n’ont pu être examinés lors de la précédente session ainsi qu’aux questions orales programmées sans être discutées. Cela se fera, comme de coutume, à travers d’autres questions orales et écrites que les députés voudront bien adresser aux membres du gouvernement, reprécise l’honorable Haroun Kabadi en rappelant, par ailleurs, que la promesse du gouvernement, est de soumettre à la Représentation nationale des lois de règlement pour les exercices budgétaires 2010 et 2011. Une mare aux crocodiles, écrit Notre-Temps, en faisant des caricatures des crocodiles (les députés), qui réclament de l’argent, de l’eau, de l’électricité, des voiture 4x4, des gardes corps pour leurs femmes et enfants, etc.
A l’occasion de la SENAFET 2012, Avant le grand défilé d’hier, jeudi 8 mars 2012, à la place de la Nation, de différentes organisations socioprofessionnelles féminines, le ministre de l’Action Sociale, de la Famille et de la Solidarité Nationale, Mme Fatimé Issa Ramadane, représentant la Première dame Hinda Déby Itno, a clos, le mercredi 7 mars 2012, au ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, les activités de la 25ème édition de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET), placée sous le thème «autonomisation de la femme, une réponse au développement durable». Dans sa rubrique le point, l’hebdomadaire Notre temps trouve que la SENAFET se tient pour cacher les injustices et les inégalités. Selon le confrère, les femmes sont exploitées et exclues de l’accès à la terre malgré leur pourcentage. Elles sont très peu éduquées contrairement aux hommes qui sont les plus scolarisés. Le Temps dit: La famille réclame le respect et la dignité. La Voix écrit que les femmes ne savent que danser. Selon le confrère, sur initiative de la Première dame Hinda Déby Itno, une nuit a été organisée a l’honneur de la femme tchadienne au Novotel pour rendre hommage à la gent féminine active. Mais cette nuit, poursuit le journal, s’est transformée en une soirée dansante. Un autre confrère informe que la première dame a remis, 600 machines à coudre aux associations faîtières à travers la CELIAF et l’UAFAT pour les distribuer dans toutes les régions du Tchad. Chacune des 21 régions recevra 27 machines et N’Djaména, la capitale, 33. Ces 600 machines à coudre, symboles de l’autonomisation de la femme, selon la Première dame, doivent être installées dans les centres sociaux et les antennes de la CELIAF à l’intérieur du pays. «8 mars et après?», s’interroge N’Djamena Bi-Hebdo.
Dans le domaine sportif, les Sao du Tchad reçoivent, les encouragements du Premier ministre Emmanuel Nadingar, entouré des membres de son gouvernement et de son cabinet. Le Progrès note que le chef du Gouvernement remet une enveloppe de 10 millions Fcfa aux joueurs et une autre de 4 millions FCFA pour le staff technique. Je me réjouis de pouvoir vous rencontrer, aujourd’hui, pour transmettre, de vive voix, les félicitations du chef de l’Etat, du gouvernement et de l’ensemble du peuple tchadien, pour votre dernière prestation. Cette victoire nous honore dans la mise en œuvre d’un vaste programme du chef de l’Etat pour la jeunesse, dans les secteurs de ses activités, déclare M. Emmanuel Nadingar. Un autre journal s’intéresse aux Sao et Renaissance Football Club qui ont tenu la première manche de leur promesse. Il reste que ce Tchad n’attende pas, au dernier moment, pour prendre en charge, jusqu’à 30%, leurs budgets et espérer les mêmes exploits. Un match se prépare. Il se finance et s’organise. Un match à gagner, c’est, tout simplement, de l’argent à investir. Cet investissement s’opère, de loin, très loin, avant le match! Sinon, sauf miracle, les Sao et RFC n’apporteront plus rien! Argent et victoire sont un couple. C’est à enregistrer et, surtout, agir, en conséquence, très vite!, écrit l’éditorialiste. Victoire in extremis des Sao du Tchad contre les Flames du Malawi, souligne La Voix. Notre-Temps soutient que les Flammes se sont éteintes face au souffle des Sao. « En avant pour des victoires plus éclatantes», titre l’Info édité par l’Agence Tchadienne de Presse (ATP).

© journaldutchad.com
En culture l’on apprend que démarré le 24 février dernier, la 28ème édition du Festival Internationale du Film d’Amour (FIFA) de Mons, en Belgique, s’est terminée dans la soirée du vendredi 2 mars 2012, par le sacre du film finlandais «The Good Sun», de Zaïda Bergroth. Toutes les consécrations se sont déroulées en l’absence du président du jury, le réalisateur tchadien, Haroun Mahamat-Saleh. Il a démissionné de la présidence du jury international de cette 28ème édition du FIFA, à cause, semble-t-il, d’un désaccord avec quelques membres sur la sélection d’un film. Le quotidien nous apprend qu’un festival à N’Djaména, Abéché et Biltine aura lieu durant la semaine du 16 au 23 mars 2012, trois villes tchadiennes accueilleront, le Festival de Théâtre Afro-arabe, (FETAAR). Il y aura entre autres, une série de représentations théâtrales, ateliers de théâtre et des tables rondes autour des spectacles présentés. En effet, cette édition du FETAAR se déroulera à Abéché (4 jours), Biltine (1 jour) et N’Djaména (2 jours). Lors du point de presse de lancement de la 5ème édition du FETAAR, le samedi 3 mars 2012, à la maison de la culture Baba Moustapha, au quartier Ambassatna de N’Djaména, le président de la compagnie Doumténé Théâtre, M. Mahamat Nour Ali, a retracé l’historique et l’objectif de ce festival.
L’insécurité va grandissant ces derniers temps. « Six agresseurs abattent un commerçant à Gozator», titre un journal. Selon le confrère, dans la soirée du dimanche 3 mars 2012, vers 20 heures, Moussa Abdraman, âgé de 43 ans, marié et père de deux enfants, marchand de vivres au marché de Karkandjié, a été tué par six inconnus, dans sa chambre à coucher, au quartier Gozator, dans le neuvième arrondissement municipal de N’Djaména. Les meurtriers, enturbannés, venus à bord de trois motos non immatriculées, rodaient autour comme s’ils cherchaient un domicile, raconte Adoum, un cousin du défunt. Après une vingtaine de minutes, les inconnus se sont introduits dans la concession du commerçant. Ils ont tenus en respect son cousin Adoum et d’autres voisins, assis devant le domicile du commerçant Moussa Abdraman. D’après Adoum, les inconnus les ont forcé à leur indiquer là se trouve le cousin commerçant. Le jeune homme leur a dit que son cousin dormait chez l’une de ses épouses. Les braqueurs les ont obligés à les conduire. Arrivés chez Moussa Abdraman, ils ont blessé sa femme, à coups de crosse d’un pistolet, et ont défoncé la chambre à coucher.
Par contre, dans les provinces, après des perturbations occasionnées par un affrontement mortel au marché de bétail d’Ati, tous les marchands, réunis dans le chef-lieu du Batha pour le marché hebdomadaire ainsi que les autres commerçants réguliers résidents de cette ville, ont été dispersés par les forces de l’ordre. En effet, une bataille rangée, à coups de couteaux, a opposé, au centre du marché de bétail d’Ati, des membres d’une même communauté, occasionnant trois morts sur-le-champ et cinq blessés graves évacués à l’hôpital d’Ati. Parmi les cinq blessés, l’un a rendu à l’âme à l’hôpital. Selon certaines sources, à l’origine du conflit, deux membres de la communauté convoitaient la représentation de leur chefferie traditionnelle, issue d’une autre région que le Batha, au marché de bétail d’Ati. Les proches d’un ancien «khalifa», appelé communément garant, seraient en opposition avec ceux qui sont favorables à celui présenté comme nouvellement désigné en remplacement du premier. Finalement, une bagarre a éclaté sous les regards des forces de l’ordre assurant la sécurité du marché hebdomadaire. Le «khalifa», présenté comme nouvellement désigné, est mort dans la bataille. L’ancien représentant du chef traditionnel de la communauté au marché du bétail d’Ati, blessé, a été conduit à l’hôpital de la ville.

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