C’est à travers les audiences foraines que sera jugé le président des Droits de l’Homme sans Frontières ce 30 décembre 2011

 

Quelques associations de la société civile viennent de rendre public un communiqué de presse à quelques heures de l’ouverture de ce procès. Elles disent dans ce communiqué que la vie d’un défenseur des droits de l’Homme et d’un leader religieux est en danger en ce moment. Elles indiquent que c’est avec une grande indignation que le Collectif des Associations de Défense des Droits Humains dont l’Association de Défense des Droits des Consommateurs, Droits de l’Homme Sans Frontières, le Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés ont assisté à l’arrestation ignoble et tout à fait arbitraire de Deuzoumbé Daniel Passalet président de Droits de l’Homme Sans Frontières le jour 19 Décembre 2011. Depuis ce jour, les vices de procédure judiciaires font leur bonhomme de chemin et les mauvais traitements continuent à peser sur notre camarade, ont-elles dit. 

 

Ces associations rappellent qu’en effet le 23 décembre 2011, le dossier Deuzoumbé est enrôlé et est en première position, mais à leur grande surprise, le dossier a été appelé presqu’en dernière position pour être par la suite purement et simplement renvoyé au 30 décembre 2011. Nous avons relevé au cours de cette audience que les règles élémentaires de droits tels le droit à la liberté, le droit à la comparution personnelle, le droit à la défense, etc. ne sont pas respectés. La parole n’a pas été accordée à la défense pour plaider une mise en liberté provisoire. Déjà les signataires s’inquiètent de l’issue de ce procès, souligne le communiqué de presse. Pour elles, non seulement le déroulement du procès semble être torpillé mais M.Deuzoumbé Daniel Passalet est détenu dans de conditions ne respectant pas les règles minimas de détention. Contrairement aux déclarations du Ministre de la justice, la maison d’arrêt de Moussoro ne répond pas aux normes. Les signataires de la pétition font comprendre aussi que compte tenu de tous ces vices de procédures observés, ils mettent en doute la compétence du tribunal de Moussoro à juger Deuzoumbé Daniel Passalet, alors que les faits se sont déroulés à N’Djaména et que celui est en détention préventive.Une audience foraine est ouverte depuis le 28 décembre 2011 à Moussoro. Qu’est-ce qu’on nous cache à travers cette démarche?, s’interrogent ainsi ces associations. Et d’ajouter que de tout ce qui précède, les signataires du présent communiqué condamnent sans réserve cette manœuvre qui est de nature à passer sous silence la résolution des vrais problèmes qui gangrènent notre société en général et celui de la prise des enfants contre rançon en particulier.

Enfin, ces associations de la société civile exigent la libération pure et simple du Président de Droits de l’Homme Sans Frontière, M. à Deuzoumbé Daniel Passalet et de l’Imam Nasradine Issa, libéré provisoirement à l’audience du 23 décembre 2011 mais repris suite à l’appel du Procureur le même jour.Nous tenons enfin pour responsable le Procureur de la République de tout ce qui adviendrait à Deuzoumbé Daniel Passalet en grève de la faim depuis le 22 décembre 2011et à l’Imam Nasradine Issa dont la santé est déjà précaire, indiquent ces dernières.

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