« Débit de boisson »

Après, il faut partir. Ce qu’on n’a pas fait au bout de dix ans, on ne le fera pas plus tard". De tels propos d’un "jeune" frère, devraient faire méditer Déby et tous les autres présidents qui veulent s’éterniser au pouvoir. Certes, le président tchadien a abattu des chantiers énormes au cours de ces trois mandats écoulés. Mais ce n’est pas un motif suffisant pour chercher coûte que coûte à les "terminer". D’ailleurs, le peut-il vraiment ? Assurément pas !

 

Pour preuve, des décennies après son règne sans partage, la plupart des Tchadiens vivent toujours dans une pauvreté endémique, malgré les richesses pétrolières du pays. Cette pauvreté frappe même à la porte de la capitale Ndjaména où des quartiers ressemblent à de véritables "ghettos". En somme, le bilan même des trois mandats écoulés de Déby est mitigé. Mais revoilà le président tchadien parti encore pour cinq ans. Idriss Déby Itno doit cependant savoir qu’il y a un temps pour tout ; un temps pour bâtir, et un temps pour partir. Et plus de 4 mandats suffisent largement pour faire valoir ses droits à la retraite.

 

 

Tag(s) : #POLITIQUE TCHAD

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