Depuis sa mise en place le 19 décembre 2011, la commission présidée par Haroun Kabadi, le président du Parlement, a rencontré tour à tour la plaignante, le ministre de la Justice, le député Saleh Kebzabo et le député Routouang Yoma Golom. Ce dernier est président d’une commission parlementaire ayant produit, comme Saleh Kebzabo, un rapport sur les tueries de Matta Léré.

 
La commission a surtout cherché à comprendre la démarche de chaque acteur. Elle a notamment interrogé le ministre de la Justice au sujet de la demande de levée de l’immunité du député. « C’est un citoyen comme tout autre. Il doit répondre de ses actes devant la justice qui seule pourra dire s’il est coupable ou non », a-t-il répondu.


Saleh Kebzabo et son collègue Routouang Yoma Golom ont eux aussi expliqué leurs démarche dans la production de leurs rapports. Kebzabo a dû démontrer l’implication supposée du chef de village assassiné dans les activités crapuleuses dont il est accusé. Le directeur de publication de N’Djamena Bi-Hebdo, journal poursuivi avec Saleh Kebzabo, s’est aussi expliqué devant la commission. Celui-ci lui a dû répondre à des questions telles que : D’où tenez-vous ce rapport ? L’avez-vous suffisamment recoupé avant publication ? Ce à quoi il a répondu qu’il était tenu de protéger ses sources d’informations.
Selon le chronogramme, la commission devrait rendre son rapport mardi 27 décembre. Vendredi, les députés se réuniront pour déterminer si Saleh Kebzabo doit perdre son immunité parlementaire.