Burkina faso: 315 étudiants boursiers tchadiens de l’institut 2IE menacent d’occuper leur ambassade à Ouagadougou

La situation des 315 étudiants tchadiens de l’Institut international de l’ingénierie, de l’eau et de l’environnement (2IE) Ouagadougou n’est guère reluisante. C’est pour dénoncer cet état de fait que ces étudiants ont animé une conférence de presse ce 9 mars 2016 à Ouagadougou en vue d’interpeler leurs autorités sur leur sort et surtout trouver les voies et moyens pour une résolution de la situation.

« Actuellement, nous ne savons plus où aller car l’école nous interdit l’accès aux chambres du campus et nous n’avons pas le droit de retirer nos bulletins, nos attestations, nos diplômes et tout autre papier administratif auprès de la Fondation 2IE ». C’est ce qu’a déclaré Charles Dagou, délégué des étudiants tchadiens ce 9 mars 2016 lors de leur conférence de presse. Une rencontre avec les hommes de médias qui vise à exprimer leur mécontentement et à se faire entendre des autorités de leur pays face à la précarité sans précédent dans laquelle ils vivent. Selon le porte-parole des étudiants, cela fait 7 mois qu’ils vivent le calvaire à cause du non-respect des engagements de leur Etat vis-à-vis de la Fondation 2IE. Et malgré les différentes manifestations, rien n’est fait. Face à cette situation, les étudiants ont décidé de passer à la vitesse supérieure et prévoient de camper au sein de leur ambassade jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. «… les étudiants s’apprêtent à déménager dans les locaux de l’ambassade du Tchad au Burkina car ils ne savent plus où aller… Nous ne céderons pas et nous irons jusqu’au bout de notre lutte », ont-ils confié.

Tout en attirant l’attention des partis politiques, des activistes et tout autre personne mal intentionnée que le but de leur manifestation est strictement apolitique, les étudiants lancent un appel à leurs autorités afin qu’elles agissent le plus tôt possible « pour décanter la situation et limiter les dégâts car le traitement qui nous ait réservé est une humiliation pour l’étudiant tchadien à l’étranger et une insulte pour un Etat pétrolier comme le Tchad ».

Salimata OUEDRAOGO (Stagiaire)
Source: actuburkina.com

Partager cet article